Pour en finir avec l'éolien au Québec, deuxième partie
Un facteur d'utilisation de 35 %, 15 % à la pointe de janvier, des contrats de 30 ans indexés, un crédit fédéral de 30 % et des parcs qui se revendent comme des actifs financiers. Pourquoi l'éolien recule partout ailleurs, et ce que le Québec devrait faire avec son réseau existant.
Les éoliennes au Québec, c'est une très mauvaise idée. Elles produisent peu et il faut regarder qui en profite véritablement. On a l'hydroélectricité la moins chère au monde, et certains veulent développer cette industrie qui coûte beaucoup plus cher au kilowattheure, qui dure quatre fois moins longtemps et qui est clairement moins efficace, surtout avec notre climat. Le tout avec des subventions pour les sociétés privées.
Une éolienne ici produit en moyenne 35 % de sa puissance nominale sur l'année. Par grands froids, quand la demande explose et que le vent tombe, c'est pire, et Hydro-Québec l'écrit noir sur blanc dans son Plan d'action 2035, « la contribution de l'énergie éolienne additionnelle au comblement des besoins de puissance est de l'ordre de 15 % » [1]. Sur les 10 000 mégawatts que Michael Sabia voulait installer, le réseau ne peut donc compter que sur 1 500 à 1 700 mégawatts au moment où il en a le plus besoin [1]. Claudine Bouchard, la nouvelle PDG nommée par le gouvernement Legault le lendemain du départ de Sabia, a repris ce plan tel quel. En novembre 2025, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, elle a promis « plus d'éoliennes, plus de pylônes, plus de lignes de transport » dans nos paysages, et elle parle d'une « nouvelle Baie-James » faite de parcs éoliens [2]. Avec tout notre potentiel sur notre réseau existant, c'est d'une stupidité sans nom.
Le 35 %, c'est le facteur d'utilisation qu'Hydro-Québec Distribution a mesuré sur ses 38 parcs sous contrat, 33 % en réalité sur les parcs en service depuis plus d'un an, selon sa lettre au BAPE de novembre 2015 [3]. Une éolienne n'atteint sa pleine puissance qu'avec un vent soutenu d'environ 45 km/h, et sa production tombe avec le cube de la vitesse. Un vent deux fois moins fort donne huit fois moins d'électricité. Nos meilleurs sites sont en Gaspésie, sur la Côte-Nord et dans le Bas-Saint-Laurent, loin des centres de consommation, et le reste du territoire, c'est de la forêt et du relief qui freinent le vent. Dans les Grandes Plaines américaines, les parcs récents tournent entre 40 et 45 % de leur puissance selon le département de l'Énergie des États-Unis [4]. En mer du Nord, l'éolien en mer dépasse 45 à 50 %. En Patagonie, 50 à 60 %. Les pays qui misent sur l'éolien le font là où le vent est fort, régulier et proche de la demande. Nous, à 35 %, ça ne fonctionne pas.
L'air froid est plus dense, donc une éolienne produit un peu plus par mètre seconde de vent en hiver. Mais le givre sur les pales peut faire perdre jusqu'à 20 % de la production certains mois d'hiver dans les parcs québécois, et les turbines standard s'arrêtent à moins 20 degrés, les versions grand froid à moins 30, des températures qu'on atteint chaque janvier en Abitibi, au Saguenay et dans le Nord. Surtout, nos grands froids arrivent avec des anticyclones, un ciel clair et de l'air immobile. C'est le moment de la pointe de janvier, et c'est le moment où le vent tombe. C'est pour ça qu'Hydro-Québec ne compte que sur 15 % de la puissance éolienne à la pointe [1]. Lion Hirth, professeur à la Hertie School de Berlin, l'a mesuré pour tous les réseaux européens dans Energy Economics en 2013. À 30 % de part de marché, un kilowattheure éolien vaut entre 50 et 80 % du prix moyen, parce que toutes les éoliennes produisent en même temps et s'arrêtent en même temps [5].
Comme consultant en technologie, j'analyse des chiffres, des bilans, des tendances et les marchés en sciences et en énergie à longueur de semaine. L'énergie est un des sujets qui m'intéressent le plus.
Hydro-Québec prévoyait elle-même, dans son Plan stratégique de mars 2022, un coût moyen de 11 cents le kilowattheure pour ses nouveaux approvisionnements [6]. La Romaine a coûté 7,4 milliards pour 8 térawattheures par année, autour de 8 cents le kilowattheure, de l'énergie ferme, garantie à la pointe [7].
L'éolien coûte au moins un tiers de plus au kilowattheure, et pour ce prix La Romaine fonctionne toujours, même à moins 30, pendant que l'éolien donne 15 % de sa puissance. L'appel d'offres éolien de 2021 est sorti à 6,1 cents, celui de 2023 à 7,8 cents, une hausse de 28 % en deux ans qu'Hydro-Québec attribue elle-même au coût du capital, aux coûts de construction et à la chaîne d'approvisionnement, et ce 7,8 cents exclut le transport et l'équilibrage [8]. Depuis, ça continue de monter. Une éolienne, c'est 80 % du coût payé d'avance, avant le premier kilowattheure, financé à des taux qui peuvent monter, puis récupéré sur 30 ans de contrats indexés que vous payez sur votre facture.
Et ce 11 cents ne couvre qu'une seule vie. Une éolienne dure 20 à 25 ans. Un barrage, 100 ans. Un réacteur, 60 à 80 ans. Sur la durée de vie de La Romaine, il faut bâtir le parc éolien quatre fois, le démanteler quatre fois et renégocier quatre contrats de 30 ans avec le privé, chaque fois au prix du moment. Pendant ce temps, le barrage est payé après sa première génération et produit pour presque rien pendant les 75 années suivantes. Les centrales de la Manic ont 60 ans et tournent encore. Gordon Hughes, professeur d'économie à l'Université d'Édimbourg et ancien conseiller de la Banque mondiale, a analysé les comptes vérifiés de centaines de parcs au Royaume-Uni et au Danemark. Les coûts d'entretien doublent sur la vie d'un parc et le facteur d'utilisation recule d'environ un point par année d'âge, ce qui rend plusieurs parcs déficitaires avant la fin de leur contrat. Les projections de l'industrie ne tiennent compte ni de l'un ni de l'autre [9]. Le coût réel de l'éolien ne se compare pas sur 25 ans, il se compare sur 100 ans avec l'optimisation de nos acquis, et là l'écart est immense.
L'Institut de recherche en économie contemporaine, l'IRÉC, a fait le calcul dans un rapport publié le 14 mars 2024 [10]. De 2006 à 2023, l'achat de l'électricité éolienne auprès des producteurs privés a coûté 11,2 milliards de dollars à Hydro-Québec, en comptant les surplus. Si le plan actuel se réalise, cette facture atteindra 22,2 milliards en 2035. Il faut ajouter environ 1 milliard pour le service d'intégration, c'est-à-dire pour tenir des barrages en réserve et ajuster le réseau quand le vent tombe. Sur ces montants, les producteurs privés ont gardé entre 0,9 et 1,68 milliard de marge de 2006 à 2023, et l'IRÉC prévoit entre 1,79 et 3,34 milliards en 2035. C'est de l'argent qui sort d'Hydro-Québec, donc de nos poches, pour aller à Boralex, Innergex, Pattern et leurs actionnaires.
Pourquoi ça compte. Un kilowattheure qui sort de nos barrages coûte environ 3 cents à produire. Hydro-Québec l'a vendu en moyenne 14,5 cents à l'exportation en 2025, selon son rapport annuel, 11,8 térawattheures au total [11]. Le profit est énorme, et il va au gouvernement du Québec. Un kilowattheure éolien, Hydro-Québec le paie 11 cents au privé. Si elle l'exporte, il lui reste 3,5 cents au lieu de 11. Chaque éolienne qu'on ajoute remplace de la marge publique par une facture privée.
Un parc éolien privé au Québec n'est pas rentable par lui-même. Il est rentable parce qu'on le paie trois fois. Première fois, Ottawa rembourse en argent comptant 30 % du coût de l'équipement avec son crédit d'impôt pour les technologies propres, en vigueur depuis mars 2023 jusqu'en 2034, et le directeur parlementaire du budget estime la facture à 6,2 milliards sur cinq ans [12]. Deuxième fois, en mai 2026, la Banque de l'infrastructure du Canada et la Banque Nationale ont mis plus de 5 milliards sur la table pour prêter jusqu'à 20 % du coût des parcs, un prêt « principalement remboursé » par ce même crédit d'impôt fédéral [13]. Troisième fois, Hydro-Québec signe des contrats de 30 ans, indexés, où elle achète toute la production, qu'elle en ait besoin ou non.
Ces sociétés privées ont un deal en or et ça soulève énormément de questions. L'IRÉC chiffre à 6,1 milliards le coût d'avoir dû prioriser cette énergie privée pendant qu'on laissait passer l'eau par-dessus nos barrages [10]. Et les parcs se bâtissent sur des terres publiques, en boni. Enlevez le 30 % fédéral, le prêt garanti, le contrat de 30 ans sans risque et la terre quasi gratuite, et plus un seul fonds d'investissement ne regarde une éolienne au Québec.
Une fois bâti avec notre argent, le parc se revend comme n'importe quel actif, à Brookfield, à Power, à un fonds américain. Ça s'est déjà vu. En 2018, TransCanada a vendu ses cinq parcs de la Gaspésie, Baie-des-Sables, Carleton, Gros-Morne, L'Anse-à-Valleau et Montagne Sèche, à Innergex pour 630 millions, et son PDG Russ Girling a expliqué que la transaction permettait de « profiter de la valeur marchande élevée des actifs d'énergie renouvelable sous contrat » [14]. Un beau flip rapide avec l'argent des contribuables. Le contrat, c'est celui d'Hydro-Québec. En 2020, Pattern Energy, propriétaire de parcs québécois, a été achetée au complet par l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada [15]. En 2025, Innergex elle-même est passée à la Caisse de dépôt [16]. Les contrats de 20 et 30 ans qu'Hydro-Québec signe sont devenus un produit financier qui se revend comme du multilogement.
Le vent est renouvelable, la machine ne l'est pas. Une éolienne de 7 mégawatts comme celles de Des Neiges, c'est plus de 1 000 tonnes de béton dans le sol, des centaines de tonnes d'acier, des pales en fibre de verre et en résine qu'on ne sait toujours pas recycler, enfouies ou brûlées dans des fours de cimenterie. Selon le département de l'Énergie des États-Unis, l'éolien exige environ 8 000 tonnes de béton et 1 800 tonnes d'acier par térawattheure produit, contre 760 et 160 pour le nucléaire, dix fois plus de matériaux pour la même énergie, à refaire tous les 25 ans [17]. Ajoutez les chemins en forêt, les lignes de transport, le bruit pour les voisins, et une faune qui paie. Au Canada, chaque éolienne tue en moyenne 8,2 oiseaux par année [18], et une étude québécoise de 2024 dans Le Naturaliste canadien projette un recul de 20 % de la chauve-souris cendrée [19]. Les tours et les pales de Des Neiges, le plus grand chantier éolien au Canada, sont d'ailleurs fabriquées en Chine. Claudine Bouchard a répondu que « Hydro-Québec est un investisseur avec d'autres partenaires » et que les développeurs s'approvisionnent « au meilleur coût » [20].
Vaclav Smil, professeur émérite à l'Université du Manitoba et un des spécialistes de l'énergie les plus cités au monde, écrit qu'une éolienne est « l'incarnation des combustibles fossiles », parce que son acier, son ciment et sa résine se fabriquent au charbon, au gaz et au pétrole, et qu'aucune usine d'acier ou de ciment ne tourne au vent [21]. Pu Liu et Claire Barlow, de l'Université de Cambridge, ont calculé en 2017 dans la revue Waste Management que le monde devra se débarrasser de 43 millions de tonnes de pales d'ici 2050, dont une bonne partie finira enfouie [22]. L'étiquette « verte » couvre le vent, pas la machine, et c'est la machine qu'on paie et qu'on jette tous les 25 ans.
Ailleurs dans le monde, l'éolien recule. Le Danemark, pionnier de l'éolien, a vu son appel d'offres de décembre 2024 pour 3 000 mégawatts en mer du Nord rester sans aucune offre [23]. La Suède a rejeté treize projets en mer en novembre 2024 [24]. La Norvège a gelé l'éolien terrestre de 2019 à 2022. L'Alberta a imposé un moratoire en 2023 [25]. Les États-Unis ont gelé l'éolien en mer par décret en janvier 2025 [26]. Les contrats signés à prix fixe avant 2022 sont devenus déficitaires, Ørsted, le plus gros développeur éolien au monde, a radié des milliards et perdu 85 % de sa valeur en bourse, et les nouveaux appels d'offres restent vides. Selon BloombergNEF, les investissements mondiaux dans l'éolien ont chuté de 27 % au premier semestre 2026, l'éolien en mer de 72 %, les nouvelles installations de 12 % [27]. L'Agence internationale de l'énergie a coupé d'un quart ses prévisions pour l'éolien en mer [28].
L'argent va ailleurs. Selon l'Agence, en 2026, 365 milliards de dollars américains vont au solaire, 200 à l'éolien, presque tout en Chine, plus de 100 au stockage par batteries et plus de 80 au nucléaire [28]. Le nucléaire, l'Agence parle elle-même d'un « comeback », avec 80 gigawatts en chantier dans 15 pays et des investissements en hausse de 50 % en cinq ans [28]. La Chine, le seul pays qui tire encore la croissance de l'éolien, doit alimenter 1,4 milliard de personnes avec une électricité qui vient encore à 54 % du charbon, selon Ember [29]. Son hydro, c'est 13 % de son électricité. La nôtre, c'est 94 %. Son éolien est concentré dans des steppes et des déserts où le vent souffle fort et sans obstacle, et même elle, au premier semestre 2025, a représenté 73 % de la croissance nucléaire mondiale. Eux, ils bâtissent de l'éolien parce qu'ils n'ont rien d'autre dans le nord du pays. Nous, on veut bâtir par-dessus ce qu'on a déjà, en étant une puissance mondiale en hydroélectricité.
Les ingénieurs, les gens engagés chez Hydro-Québec et les citoyens qui ont lu le Plan d'action 2035 au complet savent ce qu'il faut faire. Améliorer et optimiser le réseau qu'on a déjà avant de bâtir du neuf, et le plan d'Hydro-Québec le dit lui-même. Première solution, l'efficacité énergétique, qui coûte trois fois moins cher que l'éolien et toute nouvelle production selon Hydro-Québec, avec 21 térawattheures d'économies visées, la consommation d'une maison sur quatre [1]. Deuxième solution, la gestion de la pointe par les thermostats intelligents, la tarification dynamique et les batteries aux postes. Hydro-Québec chiffre ça à 3 500 mégawatts libérés à la pointe, le double de ce que 10 000 mégawatts d'éoliennes garantissent en janvier, pour une fraction du prix [1].
Troisième solution, nos barrages. Le Plan d'action 2035 prévoit entre 3 800 et 4 200 mégawatts de puissance additionnelle juste en remplaçant les turbines et en ajoutant des groupes dans les centrales existantes, de l'énergie ferme sans toucher un seul paysage, plus le pompage-turbinage sur nos réservoirs et la récupération des 16 térawattheures donnés au rabais aux alumineries et aux papetières [1]. Quatrième solution, le nucléaire pour le Nord, les mines et la pointe. L'Ontario construit à Darlington quatre petits réacteurs, 1 200 mégawatts fermes disponibles 90 % du temps, pour 20,9 milliards, sur des machines qui dureront 60 ans [30]. C'est comme avoir une maison très mal isolée et acheter une deuxième fournaise au lieu de calfeutrer les fenêtres. C'est ça qu'on fait avec les 30 milliards du plan Sabia et les 12 000 mégawatts déjà annoncés par Claudine Bouchard dans cinq mégaprojets.
Même le BAPE, en juin 2024, dans son rapport sur le projet Des Neiges, a demandé une consultation générique sur l'ensemble du développement éolien avant d'aller plus loin [31]. Six des huit rapports du BAPE sur des projets éoliens depuis deux ans réclament la même chose. Claudine Bouchard a dit non. En juin 2025, Christine Fréchette a fait adopter la loi 69 sous bâillon, au milieu de la nuit, en plaidant que ça permettrait « d'économiser 6 milliards sur la stratégie éolienne » [32]. Des élus municipaux regroupés dans Vent d'élus réclament un moratoire [33]. Hydro-Québec a répondu en mai 2026, par la voix de son vice-président responsable de l'éolien, Mathieu Johnson, que « 10 000 mégawatts, ce n'est pas un plafond, c'est un plancher » [34].
Alors pourquoi le Québec, seul endroit au monde avec 94 % d'hydro, s'entête à investir 30 milliards dans la seule technologie qui recule partout ailleurs? La Caisse de dépôt possède Innergex et compte parmi les principaux actionnaires de Boralex [16]. Hydro-Québec a vendu sa part d'Innergex à perte à la Caisse en 2025, 770 millions investis, 556 millions récupérés, pour ensuite redevenir sa cliente [35]. Power Corporation est indirectement derrière TES Canada, et l'ancien patron de la Caisse signait les achats à Hydro-Québec. Jean-Pierre Finet, analyste au Regroupement des organismes environnementaux en énergie, avait prévenu dès 2023 que des parcs privés comme celui de TES Canada pourraient changer de main et devenir de simples contrats de production privée [36]. C'est de la privatisation déguisée. Les mêmes institutions se retrouvent des deux côtés de la table, acheteur et vendeur, avec des contrats de 30 ans indexés au milieu. Ce n'est pas une politique énergétique, c'est un modèle d'affaires bâti sur Hydro-Québec, et il affaiblit la société d'État à chaque contrat signé.
Enfin, n'importe qui vous dit qu'on a besoin de l'éolien au Québec, soit il vous ment, soit il ne connaît pas les chiffres, soit il profite du modèle. L'éolien au Québec va profiter aux sociétés privées, pas aux Québécois. Nous verrons les vraies couleurs du Parti québécois et de Paul St-Pierre Plamondon dans ses décisions. Il y a eu des dépassements de coûts dans tous les projets de CDPQ Infra. Le BAPE critique projet après projet, éoliennes et transport, et on passe outre. On a des nominations partisanes dans toutes nos institutions. Le ménage à la Caisse, à Hydro-Québec et à Investissement Québec, ça doit commencer maintenant.
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Références
[1] Hydro-Québec. Plan d'action 2035. Vers un Québec décarboné et prospère, novembre 2023. Contribution en puissance de l'éolien additionnel (15 %), cible de 10 000 MW d'éolien, 21 TWh d'efficacité énergétique, 3 500 MW de gestion de la demande en pointe, 3 800 à 4 200 MW de puissance additionnelle dans les centrales existantes.
[2] Claudine Bouchard, présidente-directrice générale d'Hydro-Québec. Allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, novembre 2025, telle que rapportée par les médias.
[3] Hydro-Québec Distribution. Lettre au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement concernant le parc éolien Nicolas-Riou, 17 novembre 2015, facteurs d'utilisation des parcs éoliens sous contrat.
[4] U.S. Department of Energy, Lawrence Berkeley National Laboratory. Land-Based Wind Market Report, édition 2024, facteurs d'utilisation des parcs récents par région.
[5] Lion Hirth. « The Market Value of Variable Renewables. The Effect of Solar Wind Power Variability on their Relative Price », Energy Economics, vol. 38, 2013, p. 218-236.
[6] Hydro-Québec. Plan stratégique 2022-2026, mars 2022, coût moyen des nouveaux approvisionnements.
[7] Hydro-Québec Production. Caractéristiques des filières de production, document déposé au BAPE dans le cadre du projet de la Romaine, 2008 ; Hydro-Québec, coût final du complexe de la Romaine de 7,4 milliards de dollars et production annuelle moyenne de 8 TWh, inauguration d'octobre 2023.
[8] Hydro-Québec. Résultats des appels d'offres A/O 2021-01 (prix moyen de 6,1 cents le kilowattheure) et A/O 2023-01 (prix moyen de 7,8 cents le kilowattheure), communiqués de 2022 et de 2024.
[9] Gordon Hughes. Wind Power Economics. Rhetoric and Reality, Renewable Energy Foundation, 2020, analyse des comptes vérifiés de parcs éoliens au Royaume-Uni et au Danemark.
[10] Noël Fagoaga et Krystof Beaucaire. La privatisation de l'énergie éolienne et l'impact sur la mission d'Hydro-Québec, rapport de recherche, Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), 14 mars 2024. Coût réel de l'éolien de 11,18 milliards de dollars en 2023 et de 22,2 milliards projetés en 2035, service d'intégration d'environ 1 milliard, marges des producteurs de 0,90 à 1,68 milliard de 2006 à 2023 et de 1,79 à 3,34 milliards en 2035, coût de 6,09 milliards de la priorité accordée aux approvisionnements postpatrimoniaux. irec.quebec
[11] Hydro-Québec. Rapport annuel 2025, ventes hors Québec, volume exporté et prix moyen obtenu.
[12] Gouvernement du Canada. Crédit d'impôt à l'investissement pour les technologies propres, en vigueur pour les biens acquis à compter du 28 mars 2023, Loi de l'impôt sur le revenu ; Bureau du directeur parlementaire du budget, estimation du coût de la mesure.
[13] Banque de l'infrastructure du Canada et Banque Nationale du Canada. Annonce d'une facilité de financement pour les projets d'énergie renouvelable, mai 2026.
[14] TransCanada Corporation. Communiqué du 2 août 2018, vente de Cartier Énergie Éolienne (parcs de Baie-des-Sables, Carleton, Gros-Morne, L'Anse-à-Valleau et Montagne Sèche) à Innergex énergie renouvelable pour 630 millions de dollars.
[15] Office d'investissement du Régime de pensions du Canada. Acquisition de Pattern Energy Group, transaction conclue en mars 2020.
[16] Caisse de dépôt et placement du Québec. Acquisition d'Innergex énergie renouvelable, annoncée en février 2025 ; participation de la Caisse dans Boralex selon les documents d'information de Boralex.
[17] U.S. Department of Energy. Quadrennial Technology Review 2015, chapitre 10, tableau 10.4, intensité en matériaux par TWh selon la filière de production.
[18] J. Ryan Zimmerling, Andrea C. Pomeroy, Marc V. d'Entremont et Charles M. Francis. « Canadian Estimate of Bird Mortality Due to Collisions and Direct Habitat Loss Associated with Wind Turbine Developments », Avian Conservation and Ecology, vol. 8, no 2, 2013.
[19] Le Naturaliste canadien, 2024, étude sur l'effet cumulatif des parcs éoliens sur la chauve-souris cendrée au Québec.
[20] Claudine Bouchard. Réponse aux questions sur la provenance des composantes du parc Des Neiges, rapportée par les médias, 2025.
[21] Vaclav Smil. Energy and Civilization. A History, MIT Press, 2017 ; « To Get Wind Power You Need Oil », IEEE Spectrum, 2016.
[22] Pu Liu et Claire Y. Barlow. « Wind turbine blade waste in 2050 », Waste Management, vol. 62, avril 2017, p. 229-240.
[23] Agence danoise de l'énergie (Energistyrelsen). Résultat de l'appel d'offres pour les zones éoliennes en mer du Nord, décembre 2024, aucune offre reçue.
[24] Gouvernement de la Suède. Décision du 4 novembre 2024 refusant treize projets éoliens en mer Baltique pour des motifs de défense.
[25] Gouvernement de l'Alberta. Moratoire sur l'approbation de nouveaux projets d'énergie renouvelable, août 2023 à février 2024, et règles subséquentes.
[26] Maison-Blanche. Memorandum présidentiel sur le retrait temporaire des zones du plateau continental extérieur de la location pour l'éolien en mer, 20 janvier 2025.
[27] BloombergNEF. Energy Transition Investment Trends, mise à jour du premier semestre 2026.
[28] Agence internationale de l'énergie. World Energy Investment 2026, Paris, 2026 ; révision des perspectives de l'éolien en mer.
[29] Ember. Global Electricity Review 2026, part du charbon et de l'hydroélectricité dans la production chinoise.
[30] Ontario Power Generation. Projet de petits réacteurs modulaires de Darlington, quatre BWRX-300, coût total de 20,9 milliards de dollars, autorisation du gouvernement de l'Ontario du 8 mai 2025.
[31] Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Rapport d'enquête et d'audience publique sur le projet éolien Des Neiges, juin 2024, recommandation d'une consultation générique sur le développement éolien.
[32] Assemblée nationale du Québec. Projet de loi 69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives, adopté sous bâillon en juin 2025 ; déclarations de la ministre Christine Fréchette.
[33] Vent d'élus, regroupement d'élus municipaux, demande de moratoire sur le développement éolien, 2025-2026.
[34] Mathieu Johnson, vice-président d'Hydro-Québec responsable de l'éolien, déclaration rapportée par les médias, mai 2026.
[35] Hydro-Québec. Cession de sa participation dans Innergex à la Caisse de dépôt et placement du Québec, 2025, montants investis et récupérés selon les états financiers.
[36] Jean-Pierre Finet, analyste au Regroupement des organismes environnementaux en énergie, déclarations rapportées par les médias, 2023.
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